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Le trauma... qu'est-ce que c'est ?



1 ) Définition.


Au départ, c'est un terme emprunté au domaine de la chirurgie et réservé aux atteintes corporelles. D'origine grecque, le terme « trauma » désigne une lésion ou une blessure produite par un agent extérieur : coup, choc, secousse violente.


C'est Freud qui en a élargi le sens en le transposant dans le domaine psychique. Pour lui, on ne peut parler de traumatisme que si les capacités d'élaboration d'un sujet sont dépassées par la violence du choc subi et qu'il en résulte des dommages durables. En d'autres termes, lorsque l'on vit un trauma, il y a ce qu'on appelle une "effraction" psychique.

À partir des années 1980-90, les nosographies internationales (DSM/CIM) ont introduit et reconnu le terme « d'état de stress post-traumatique » (ESPT). En France, le terme communément employé est celui de troubles ou de syndrome psycho-traumatique.


L. CROCQ définit le traumatisme psychique comme le fait d'avoir vécu une expérience psychotraumatique c'est-à-dire " un événement exceptionnel, violent et menaçant pour la vie ou bien l'intégrité physique ou psychique de l'individu, tel qu'agression, accident, catastrophes ou événement de guerre, mais aussi de l'avoir vécu sur le mode du trauma, dans l'effroi, l'horreur et le sentiment d'impuissance et d'absence de secours. "

C'est Léonor TERR, pédopsychiatre américaine, qui en 1985 a élaboré une première distinction fondamentale entre deux types de traumatismes :

  • Les traumatismes de type I, qui sont provoqués par un événement traumatisant unique et isolé. Il peut s'agir d'une agression, d'un incendie, d'une catastrophe naturelle.

  • Les traumatismes de type II, qui sont provoqués par un événement traumatisant qui s'est répété dans le temps, qui a été présent constamment, ou qui menace de se reproduire à tout instant durant une longue période de temps…

Qu'est-ce qui peut être à l'origine d'un trauma ?

  • Violence sexuelle / physique / psychologiques / financières

  • Viol

  • Inceste

  • Exposition à des scènes de violence (intra-familiale), notamment durant la petite enfance

  • Guerre

  • Découverte inopinée de cadavre

  • Suicide d'un proche

  • Catastrophe naturelle

  • Accident

  • Violences conjugales

  • Situations répétées ou continues de violence "modérée" (harcèlement moral, relation oppressive ou humiliante…)

  • Et plus généralement dans un sens étendu, tous les événements suite auxquels une personne ne peut s'empêcher de revivre ou repenser à une situation qui l'a débordée émotionnellement.


Le vécu de l’instant traumatique est variable mais très souvent les personnes décrivent une réaction d’effroi qui les a saisis, quelque chose qui est au-delà de la peur : « C’était comme un blanc », « J’ai vu la mort en face », « Je me suis vu mort ». Il n’y a pas de mot pour décrire ce sentiment incommunicable qui fait irruption dans le psychisme, et qui est souvent suivi par des émotions violentes (solitude, abandon, horreur, angoisse, colère, impuissance, sentiment de culpabilité…).



2 ) Conséquences.


Les « personnalités traumatiques complexes » présentent :

  • des troubles dissociatifs,

  • une incapacité à faire confiance aux autres,

  • une agressivité,

  • la répétition des éléments traumatiques dans des relations actuelles,

  • des passages à l'acte hétéroagressif et sexuel,

  • des comportements automutilatoires,

  • des idéations suicidaires,

  • des prises de risque excessives,

  • une absence d'estime de soi,

  • une forte culpabilité, de la honte,

  • une tendance à idéaliser l'agresseur,

  • des conduites de revictimation, des troubles somatoformes,

  • des troubles des conduites alimentaires...

  • des cauchemars...

  • une reviviscence du traumatisme,

  • des insomnies

  • des symptômes anxieux (insécurité, angoisse)

  • des symptômes dépressifs (sentiment d’impuissance, perte de repères, deuil impossible, crise de sens dans la vie)

  • une hyperexcitation somatique (agitation, angoisse)

  • un syndrome de répétition (souvenirs récurrents intrusifs, cauchemars),

  • la dissociation (détachement)

  • l’évitement (anxiété situationnelle ou sociale).


Chez certaines personnes une dissociation peut apparaître, elle constitue alors un mode de protection du psychisme face à l’effroi. D’autres symptômes peuvent apparaître le premier jour ou le premier mois. Cette expérience de l’effroi est au cœur des troubles post-traumatiques, puisque dans ce cas, c’est ce vécu de l’instant traumatique qui va revenir sans cesse (dans les pensées, les cauchemars traumatiques), comme si la menace était toujours là.


Comme toutes les blessures, ces « blessures invisibles » peuvent avoir des destins variables. Chez de nombreuses personnes, elles vont occasionner une souffrance durant quelques jours ou quelques semaines, avant de s’atténuer. Chez d’autres elles vont entraîner un état de souffrance chronique comme l’état de stress post-traumatique, et il n’est pas possible de prédire l’évolution a priori. En cas d’événement traumatique unique, ce sont 10 à 40% des personnes exposées qui développent des troubles chroniques.


Certains facteurs augmentent le risque de survenue de troubles chroniques, qu’il s’agisse de facteurs liés à l’événement (intensité et durée de l’exposition, captivité, blessure physique, confrontation à des images horribles…) ou bien liés à la personne (antécédents de troubles psychiatriques, antécédents de confrontation à des traumatismes même s’ils ont été surmontés, isolement social…). Le soutien reçu dans la réalité (par l’entourage, la hiérarchie, l’État…) a un rôle protecteur.

Les personnes qui ont vécu un traumatisme psychique gardent une trace des événements dans leur psychisme, comme une cicatrice, laquelle est susceptible de se rouvrir plus tard dans la vie, par exemple sous l’effet d’un autre événement douloureux, ou d’un anniversaire. Dans ce cas, il n’est jamais trop tard pour demander de l’aide, et les soins restent efficaces.


Cet état peut devenir chronique et être associé à d’autres problèmes (alcoolisme, dépression, anxiété, troubles du sommeil, troubles alimentaires….).




3 ) Que faire ?


De plus en plus d'adultes révèlent spontanément ou à la demande de leur thérapeute avoir subi des maltraitances dont des agressions sexuelles répétées dans l'enfance. Parfois, ils ne font pas le lien entre leurs troubles actuels et les événements traumatiques subis qui ont affecté plus ou moins gravement leur capacité de régulation des affects et la structuration narcissique et identitaire de leur personnalité. Il ne faut par conséquent pas se laisser aveugler par l'évidence des troubles psychotraumatiques spécifiques qu'ils présentent (intrusions, évitement, hyperactivation neurovégétative), mais rechercher des troubles de la personnalité.


Actuellement, il semblerait que le traitement le plus rapide et le moins pénible pour le patient, dans le traitement des traumatismes psychiques, soit la thérapie EMDR. Elle est d'ailleurs recommandée pour le traitement du syndrome de stress post-traumatique par des instances comme la Haute Autorité de la Santé en France (HAS - juin 2007 - page 18 - prise en charge de l'ESPT - chapitre psychothérapies structurées), l'INSERM (2004), l'American Psychiatric Association (2004), le département de la défense et les hôpitaux des vétérans aux États-Unis (2004).


La thérapie EFT obtient également de très bons résultats (près de 80% de réussite dans la libération du trauma), ainsi que les Thérapies Cognitivo Comportementales (TCC) ou encore l'hypnose. Dans certains cas, un traitement médicamenteux sera nécessaire pour soutenir la personne, en complémentarité d'une psychothérapie.


De plus, il s'agit généralement d'accompagner par la suite les personnes à reprendre confiance en elles, à se reconstruire, suite à l'évènement. Cela peut se faire grâce à un accompagnement psychothérapeutique qui sera axé sur la psychologie positive et autres thérapeutiques "ressources".


Spécialisée en victimologie et en criminologie, j'accompagne depuis plus de 13 ans, des personnes ayant vécu des états de stress post-traumatiques et je pratique l'EMDR et l'EFT pour leur permettre de traiter leurs traumas.


Je propose ainsi un accompagnement spécifique, dédié aux personnes ayant subi un ou des traumas, au cours duquel nous utilisons l'EMDR et l'EFT pour s'en libérer. Dans un second temps, j'utilise d'autres thérapeutiques comme l'art-thérapie, la thérapie par le cheval, la sylvothérapie (cf. Article sur mon blog consacré à cette thérapie), afin de permettre aux personnes de se reconstruire et de retrouver confiance en elles.


Pour pouvoir m'adapter au mieux à chaque personne, je vais également me former en fin d'année à l'Hypnose Ericksonienne.


Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à me contacter.


Bien à vous,

Marjolaine THOMAS

 

06 84 50 53 39

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